Mes lignes pour langlaise

Des lignes qui ne s’emmêlent pas…

Cette technique élaborée par nos amis britanniques, qui permet de taquiner les cyprinidés dans leur retranchement, est très intéressante, avant de devenir très vite passionnante. La mise en oeuvre de cette discipline est simple et ne nécessite pas, pour son approche un matériel que nous ne possédions déjà. Un simple lancer d’environ trois mètres et un moulinet basique suffiront pour ce faire une idée du principe de cette pêche.

Seule ombre dans cette découverte, les emmêlements auxquels nous avons été tous confrontés, puisqu’ils sont inhérents à cette technique. Les pratiquants sen accommodent facilement, le problème n’étant heureusement pas systématique. Pour ma part, je trouve agaçant de penser être en action de pêche, alors qu’après vingt minutes de concentration visuelle, je constate à la récupération que mon asticot gigote sous le flotteur, dans un cafouillage de nylon et de plombs.

J’ai entrepris donc de trouver pour mes lignes, une méthode de répartition des plombées, qui me permettrait de m’approcher si possible du zéro emmêlage ou du moins d’en diminuer le risque. Le but du jeu était bien sûr de projeter l’ensemble waggler, plombée et esche de façon plus ou moins groupé et d’obtenir son déploiement sans encombre une fois dans l’eau. Ce travail, basé sur les rapports des poids et des longueurs, fut long et fastidieux, les essais ne pouvant se réaliser que grandeur nature. Mais au bout du compte, jai obtenu ce que je souhaitais : ne jamais emmêler ! (sauf erreur de manipulation)

Le flotteur utilisé pour mes essais est un Preston Pb Inter Poly, détourné de son utilisation originale ; j’ai choisi ce waggler-pellet principalement pour la visibilité qu’il offre et qu’il est dépourvu de part sa fonction théorique de tout pré-plombage. Cela me permit de lester à ma guise le corps du flotteur ou la ligne au niveau de l’attache, voir les deux. Pour la fixation du waggler, sa tétine est maintenue sur la ligne, soit par une attache standard ou coincée entre des plombs (voir photo), ceci dépend où lon veut placer la masse principale, sur le flotteur ou sur la ligne. Voici ci-dessous, le schéma de répartition des plombs et des longueurs que j’applique pour mes lignes de pêche à l’anglaise :

En plus clair : L1 mesure généralement entre 20 et 35 cm, selon les convictions de chacun. L2 mesure exactement le double de L1. L3 mesure au minimum la même longueur que L1, mais peut être supérieure (cette distance est bien sûre établie au sondage). P1 est déterminé selon le type de ligne à réaliser et ces objectifs. P2 pèse exactement le double de P1. P3 qui est sur le corps du flotteur ou à sa base pour servir d’attache, doit être d’un poids (flotteur compris) plus important que P1 + P2. Ce calcul permet de réaliser des lignes pour une profondeur minimale de 80 cm ; il est rare de devoir, ou vouloir pratiquer avec des fonds moins importants.

Ce principe de répartition peut bien sûr s’adapter à tous les types de waggler, qu’ils soient pré-plombés ou pas. Le succès réside dans la minutie et le soin apporté à la réalisation de ces lignes. Pour le bas de ligne, prévoir un bout de gaine silicone qui viendra couvrir les deux boucles et leurs noeuds, jusqu’à la base du premier plomb de P1 (voir photo). Pour mes lignes, connaissant la taille maximale de mes prises, je monte les hameçons en direct, mais je ne recommande pas cette solution qui présente malgré tout un certain risque.

J’espère que ces explications pourront servir à des pêcheurs qui voudraient élargir leurs champs d’action ou peut-être se réconcilier avec cette technique passionnante, qu’ils auraient peut-être abandonné prématurément.

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